Histoire et patrimoine

Soulan fait aujourd’hui partie du Canton de Massat, arrondissement de Saint-Girons, dans le département de l’Ariège. Le village est un plateau encerclé par le tuc de La Couzate (1422m), le Pic de la Calamane (1360m), le Cap des Espinassières et la vallée de l’Arac ; avec en arrière-plan, la chaîne des Pyrénées. Jusqu’en 1789, Soulan faisait partie de la seigneurie de Soulan, qui tire son nom de soulane qui désigne un versant ensoleillé.

Au cours de l’histoire, Soulan connût des périodes difficiles avec les guerres, les épidémies et les famines.

Au XVIe siècle, les archives mentionnent que Soulan fût touché par les guerres de religions. Les villageois subissaient alors des raids meurtriers. Cela durera jusqu’en 1588.
En 1628, la peste fera des ravages pendant plus de cinq années.
En 1789, la grêle aura détruit une bonne partie des récoltes.
Puis en 1808, beaucoup de jeunes Soulanais périrent durant la guerre d’Espagne. Des familles entières furent détruites par la mort de leurs garçons partis en Espagne pour commercer.
L’année 1812 fût également mauvaise pour les agriculteurs, la disette s’installa.
Puis en 1827, la Guerre des demoiselles fera rage à Soulan. La population s’éleva contre l’administration et la réglementation sur le défrichage des forêts. Cette guerre ne s’éteindra qu’en 1872.
L’hiver 1837 fût aussi très dur. Les récoltes furent détruites suite aux intempéries et la famine s’installa.
Puis c’est la variole en 1842 qui décima des familles entières.
En 1843, le bétail fût touché par la cachexie ovine.
Le choléra, en 1854, toucha la population.
En 1884, c’est le mildiou qui ravagea les champs de pommes de terre.

Mais, les archives nous montrent également que Soulan connût des périodes de prospérité.

C’est au XIIe siècle, que Marguerite de Serres, Seigneuresse de Soulan, a fait ériger, entre autre, la chapelle Notre-Dame de Serres, à la sortie sud de Saint-Pierre ; un château résidentiel au Pontaud (aujourd’hui en ruine) et un pont pour faciliter son accès depuis les seigneuries de Soueix, Oust et Seix.

soulanDe gauche à droite : La chapelle de Notre-Dame de Serres, l’ancien château du Pontaud
(aujourd’hui en ruine) et le pont du Pontaud.

Soulan compte d’autres monuments, comme la paroisse Sen-Peÿ (forme patoise de Saint-Pierre). L’édifice du XVIIe siècle sera détruit et remplacé par l’édifice actuel en 1852. La chapelle Saint-Joseph, attenante à l’église de Saint-Pierre a depuis été remplacée par la sacristie. L’église de Buleix fût construite avec les pierres de la paroisse de Saint-Martin en 1840. Cette dernière se dressait à l’actuel lieu-dit La Croix entre Boussan et Buleix. Au XVIIIe siècle, son édifice était encore debout mais à cause de son mauvais état, sa façade fût entièrement démontée, déplacée puis remontée, pour construire la future église de Buleix.

eglises-soulanDe gauche à droite : Eglise de Saint Pierre et de Buleix.

En 1879, c’est avec la loi rendant l’école obligatoire pour tous les enfants, que les premières écoles furent construites sur Soulan.
L’école actuelle était autrefois l’école des filles dont la construction démarra en 1879 et s’acheva en 1886. L’école des garçons fût construite en 1896. Ce bâtiment est aujourd’hui la Mairie.

mairie-ecole-soulanDe gauche à droite : l’actuelle Mairie et l’actuelle école.

Le territoire est également essaimé d’un très grand nombre de granges traditionnelles de plus en plus souvent réhabilitées ou simplement préservées dans le respect de leur intégrité architecturale. Ce petit patrimoine est lui aussi emblématique de la commune.

Et d’un point de vue démographique…

Le XVIIIe siècle fût une période de prospérité. En 1836, Soulan comptait 2511 habitants. Cela s’explique par une raréfaction d’évènements tragiques durant cette période.
C’est au cours du XIXe siècle et après toutes une série de catastrophes que Soulan connu un important déclin démographique  jusqu’à ne plus compter que 307 habitants en 1990.
Mais, depuis une vingtaine d’années, la tendance s’est inversée avec 368 habitants au recensement de 1999 et 372 habitants au recensement de 2017. Cela est dû principalement  à un rajeunissement de la population.

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